QVCT : 5 bonnes pratiques pour concilier bien-être et performance au travail

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Selon l’Institut de veille sanitaire, plus de 480 000 salariés français sont en état de détresse psychologique. Une autre étude menée par le cabinet Technologie révèle un chiffre plus alarmant : 3,2 salariés, soit 12% de la population active, en est atteinte.

Arrêts de maladie, burn-out, surmenage… Comment améliorer le bien-être de ses employés ? Relevant de la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE), la QVCT est déterminante pour fédérer les équipes. Elle mérite à cet effet d’être mise en place au cœur de la politique des organisations de toute taille.

Nous vous proposons dans cet article 6 pratiques efficaces à mobiliser dans votre entreprise pour booster votre performance.

La QVCT : un enjeu contemporain

La QVCT (Qualité de vie et des conditions de travail) est définie par l’ANI (l’Accord National Interprofessionnel) comme étant : « un sentiment de bien-être au travail perçu collectivement et individuellement qui englobe l’ambiance, la culture de l’entreprise, l’intérêt du travail, le sentiment d’implication, le degré d’autonomie et de responsabilisation, l’égalité, un droit à l’erreur accordé à chacun, une reconnaissance et une valorisation du travail effectué. »

Selon L’ANACT, celle-ci rassemble : « les actions qui permettent de concilier à la fois l’amélioration des conditions de travail et la performance globale ».

Santé au travail, climat social, égalité professionnelle et management participatif, tout est mise en place par le biais d’un plan d’action participatif.

Ainsi, un employé productif, est avant tout un être humain qui se sent bien dans son environnement.

QVT et QVCT : quelle différence ?

En France, la QVT est un concept récent apparu dès les années 2000. A cette époque, on se souciait de la prévention des risques psychosociaux. Ainsi, la QVT s’est imposée comme un ensemble d’actions visant à transformer le travail en source d’épanouissement. Mais alors, pourquoi rajouter le terme « conditions » à la QVT ?

L’Association Nationale des Directeurs des Ressources Humaines (ANDRH) affirme que le but est d’augmenter le focus sur les conditions de travail. Babyfoots, ou cours de yoga ne suffisent pas à eux seuls d’instaurer un environnement sain. Il faut plutôt s’orienter vers la mise en exergue des compétences ainsi que l’évolution professionnelle du personnel.

La nouvelle dénomination de la QVT ne modifie pas sa définition. Pour preuve de son importance, la notion a évolué vers la QVCT afin d’inclure les conditions de travail. Le « C » de « conditions » vise effectivement à inciter les employeurs et les managers à proposer un cadre de travail sain et rassurant à leur personnel.

Pourquoi améliorer les conditions de vie au travail ?

Le bien être des employés est désormais l’une des problématiques majeures de bon nombre de dirigeants d’entreprise. La cause ? Un climat de travail sain sert non seulement à réduire le nombre d’arrêts maladies et d’absentéisme des collaborateurs, mais aussi à améliorer la performance globale des entreprises.

Un employé satisfait s’impliquera davantage et sera bien évidemment plus productif. Ainsi, pour concilier performance et bien-être au travail, la QVCT se positionne comme un enjeu stratégique. Celle-ci permet de développer sa marque employeur et d’améliorer l’engagement de ses équipes.

Selon le Guide de la qualité de vie au travail des Ateliers Durables, 25% des variations de performance résultent du bien-être du personnel. Certes, vous pourrez avoir l’impression que tout va bien dans votre entreprise, et que rien ne nécessite la mise en place de la QVCT. En revanche, tant que vos employés ne sont pas interrogés, vous ne pourrez l’affirmer. Missions peu intéressantes, tâches fastidieuses et stressantes, ennuie… Comment redonner du sens au travail ?

Instaurer un management participatif

La QVCT nécessite l’implication de tous vos collaborateurs. Il n’y a rien de plus frustrant que de travailler à l’aveuglette. Ces derniers doivent pouvoir s’exprimer, oser et agir ! Selon un sondage mené par Boston Consulting Group, 2/3 des enquêtés affirment que ce qui les rend fiers au travail, c’est « d’avoir été utile ».

Ainsi, une dynamique participative doit être instaurée au cœur de la stratégie de votre entreprise. Les décisions de votre hiérarchie doivent prendre en compte l’avis des salariés. Cela peut avoir un impact considérable sur leur travail, leurs horaires et leur productivité. La communication interne doit être également considérée. Peut-être que vous disposez déjà d’un site intranet, d’une newsletter interne… En revanche, l’organisation de réunions annuelles est indispensable. Cela permettra à vos collaborateurs d’exprimer de vive voix leurs opinions, leurs perspectives, et même leurs idées créatives. Cela sera également l’opportunité de jouer la carte de la transparence.

Cela passe, entre autres, par des feedbacks positifs et la reconnaissance des tâches exécutées par votre personnel. Discussions, formations et échanges, vous permettront d’identifier les points d’amélioration de votre entreprise.

Prévenir les risques psycho-sociaux

Le harcèlement moral, la surcharge de travail, le manque d’autonomie… sont autant de facteurs qui pèsent sur la santé physique et morale des employés. Conséquence ? Un mauvais fonctionnement de votre entreprise, un taux d’absentéisme élevé et une mauvaise ambiance de travail.

En France, les statistiques sont alarmantes : d’après une étude menée par l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises (ORSE), environ 34% des employés seraient en burn-out. Les managers ne sont pas épargnés !

Le droit à la déconnexion est désormais une nécessité. Vous pouvez aussi mettre en place du télétravail une à deux fois par semaine pour réduire la fatigue de votre personnel.

La flexibilité des horaires et l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle est également important. Cela permet à votre personnel d’être plus épanoui, plus reconnaissant et donc plus productif.

L’aménagement de l’espace de travail

Un bon aménagement des locaux instaure un cadre optimal de travail. Cela comprend un espace ergonomique, une bonne qualité de l’air, et des mesures pour prévenir le stress et l’épuisement professionnel. Vous pouvez ainsi mettre en place des espaces lumineux, aérés, et peut être même des espaces avec un libre accès à l’extérieur.

L’ergonomie est cruciale pour éviter les troubles musculosquelettiques. Les sièges et les bureaux doivent ainsi être ajustables et être adaptés à la morphologie de chaque employé. Il est également intéressant de prévoir des espaces de détente.

Dites oui aux afterworks : la célébration des réussites de vos équipes

Votre entreprise doit mettre en place des mécanismes de reconnaissance formels et informels. Le but ? C’est de valoriser les contributions individuelles et d’améliorer votre performance. Ces moments fédérateurs renforcent les liens entre les salariés. Récompenses, opportunités de progressions et soirées peuvent être organisées pour célébrer les réussites de vos équipes.

Vous pouvez également organiser des afterworks pour célébrer l’arrivée ou le départ d’un salarié. Ces sorties de groupe vont permettre à vos collaborateurs de s’intégrer plus rapidement et d’augmenter leur sentiment d’appartenance.

Le développement professionnel : un pilier essentiel de la QVCT

La formation professionnelle est un investissement indispensable pour les entreprises de toute taille. Il faut définir les fiches de postes et vous assurer que les formations proposées correspondent parfaitement aux attentes de vos collaborateurs.

Pour accroître votre performance, vous devez également accélérer la montée en compétences de vos équipes. Formation interne ou externe, à vous de choisir la solution adéquate pour répondre aux attentes de vos employés. Le développement professionnel de votre personnel aura un impact positif sur la qualité de vie au travail ainsi que la performance globale de votre organisation.

Prêt à instaurer la QVCT et améliorer l’efficacité de vos équipes ?

Certes, les grandes entreprises ont plus de moyens pour améliorer le bien-être de leurs employés. En revanche, gardez à l’esprit que cette démarche peut être adaptée en fonction des spécificités de votre entreprise, ses besoins, ainsi que sa taille. Elle ne doit pas être perçue comme un fardeau, mais plutôt comme un investissement sur le long terme.

La QVCT permet d’instaurer un climat de confiance au sein des entreprises. Elle prévient la dégradation du climat social et doit être considérée comme un moyen d’amélioration continu. Au-delà d’assurer le bien-être de vos employés, la QVCT vous permet de fidéliser vos équipes, de booster votre performance et d’attirer de nouveaux talents.

En bref, de bonnes conditions de travail sont « le levier de votre performance ».